DNBK

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Question légitime : d'où vos professeurs d'arts martiaux tirent-ils leur légitimité à porter des grades de ceintures noires en Jûjutsu, Aikidô, Karatedô, Iaidô… ?

Ceux de nos pratiquants d'arts martiaux qui sont arrivés à des niveaux de ceintures noires dans un art martial japonais  (ou plusieurs) sont reconnus directement (sans intermédiaire de fédération nationale  ou régionale) par la Dai Nippon Butoku Kai de Kyôto, association d'experts en arts martiaux fondée au Japon par décret impérial en 1895 : www.dnbk.org/

La création de cette association est romancée dans le film "Le Dernier Samurai".  Au lendemain des temps féodaux japonais (période d'Edô ou Tokugawa), l'Empereur Meiji estima que, en dépit des avantages procurés par les technologies apportées par les Occidentaux (armes à feux, moteurs…), la vraie âme du Japon guerrier résidait dans les arts martiaux traditionnels pratiqués pour leur préservation historique et leurs vertus éducatives et non pour la compétition que l'on peut en faire.

La DNBK est donc une association pluridisciplinaire de détenteurs d'une ceinture noire en arts martiaux japonais et aucunement une fédération qui cherche à promouvoir une discipline plutôt qu'une autre ou mettre en avant un Maître en particulier : qu'on soit Maître ou "simple" ceinture noire, on peut changer ou évoluer, la DNBK reste une référence immuable et n'interdit jamais de s'affilier également à une fédération.

La DNBK promeut tous les arts martiaux japonais lors de séminaires nationaux (Shibu Taikai), Internationaux (Rensei Taikai) et mondiaux (Butoku Sai), formant la plus ancienne société Budô des temps modernes (depuis 1868).

C'est lors de ces stages que, notamment, nos niveaux de ceintures noires sont évalués par le Hanshi HAMADA (http://www.bushinkan.org/Disciplines.CFM) et d'autres Maîtres japonais (http://www.dnbk.org/hofficials.cfm) et internationaux de haut vol. http://www.dnbk.org/irepresentatives.cfm

La DNBK est actuellement répandue dans 35 pays par ses membres certifés ceintures noires qui dépendent eux-mêmes de l'autorité de 24 représentants officiels repartis de par le monde.

L'un de ces représentants a le Benelux dans son giron et est notre responsable : il s'agit du Hanshi Pierre Chalmagne.  Il est le seul Occidental en dehors du Japon à avoir reçu, de la part de la DNBK, le titre de Soke pour son expertise extrême et le développement d'une école à part entière.

http://www.dnbkbelgium.org/soke-chalmagne

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Un mot mystique : "Sensei"

Les kanji qui composent le terme Sensei (à prononcer "ssènn-sê") suggèrent le fait d'être né avant ou, au premier degré, une "avance authentique".

Ce mot ne désigne pas un super guerrier ni un Maître redouté, c'est une simple marque de respect que l'on témoigne envers les personnes plus savantes ou plus expérimentées que la plupart, compte tenu d'une reconnaissance officielle ou tacite de leur titre technique et/ou de leur bagage intellectuel.

Ainsi, au Japon, on appelle Sensei un(e) professeur de collège (équivalent de notre secondaire) ou  d'université, un(e) médecin, un(e) scientifique mais aussi une personne reconnue pour son expérience et son savoir-faire notamment dans le monde des arts majeurs classiques : l'architecture, la sculpture, la peinture, la danse, la musique, la poésie, le cinéma (la télévision et la BD étant un peu moins classiques).

Toujours au Japon mais également partout dans le monde, les arts martiaux sous leur acception ni sportive ni compétitive sont considérés comme un art majeur de la culture nippone.  Cependant, il nous est arrivé de voir certains Sensei japonais quelque peu dépités que la tradition japonaise soit parfois mieux respectée et attire davantage les jeunes ailleurs dans le monde qu'au Japon même.

Quoi qu'il en soit, il est évident que l'appellation Sensei ne puisse être revendiquée par un maître dans un art, quel qu'il soit surtout hors du Japon et là où le contexte socio-culturel n'est pas propice au respect de l'ordre établi.  C'est donc naturellement que toute personne intéressée dénommera Sensei celui (ou celle) à qui il se réfère et qui lui en semble mériter le titre.