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Avant de s'intéresser au déroulement concret du cérémonial, il convient d'effectuer des rappels qui seront utiles au débutant et aux personnes pratiquant des sports (de combat notamment). Le pratiquant d'arts martiaux japonais déjà expérimenté trouvera ces rappels un peu triviaux mais également utiles carles principes généraux de l'étiquette sont toujours bons à rappeller.
Il est crucial de se rendre compte que les arts martiaux ignorent la mode qui consiste à éviter ou dénigrer les règles de vie les plus élémentaires au nom d'une fausse idée de la liberté. Le bien collectif est une considération qui surpasse la liberté individuelle et la seconde peut être sacrifiée pour assurer le premier.
Si vous n'êtes pas d'accord avec ces principes, ce n'est pas la peine d'aller pas plus loin : l'étiquette des arts martiaux vous semblera rétrograde et allant contre votre personnalité. Bien entendu, considérons le fait que s'imposer une stricte discipline pendant 2 ou 3 heures par semaine ne fera pas de vous un robot ni ne vous enbrigadera dans une secte !
Les dernières méthodes de marketing de notre société de consommation – qui vous poussent à acheter à tout prix – sont bien plus liberticides que les principes de bon sens séculaire repris ci-dessous.
En société, être libre, ce n'est pas vivre sans contrainte. C'est se ménager la possibilité d'atteindre ses objectifs tout en respectant la liberté des autres.
D'abord, il convient de nommer avec précision :
Dôjô : l’entièreté du bâtiment qui abrite notamment la salle d’entraînement (Keikojô), les vestiaires, etc (voir la page "nos activités/martiales en Dôjô" à ce sujet).
Keikojô : lieu de la pratique proprement dite où la surface peut être recouverte de tatami, de parquet ou autre. Quoi qu'il en soit, on y est à pieds nus.
C'est dans le Keikojô que la discipline est la plus serrée tandis que le reste du Dôjô peut voir la pression martiale se relâcher quelque peu. Une pression sociale reste néanmoins en permanence de rigueur et, dans le doute, faites ce qu'un japonais ferait : s'abstenir plutôt que de "tester le tabou ou l'interdit" par immaturité.
Toutefois, pour satisfaire notre penchant Occidental trop cartésien, vous trouverez ci-dessous un "découpage" (forcément redondant) des "zones" du Dôjô et de ce qu'il convient d'y faire ou de ce qui y est proscrit.
Pratiquer un art martial est et doit rester un loisir ou les concessions sont librement consenties. Les règles ne sont pas faites pour vous empêcher d'aller et venir, elles sont faites pour vous inviter à voyager en vous-même.
Dans le Dôjô & le Keikojô de façon générale :
Il est strictement interdit de se dévêtir sans raison impérieuse en dehors des vestiaires.
Il convient donc d'être correctement habillé en permanence que ce soit en civil ou en keikogi (ceinture nouée, veste fermée).
En dehors du Keikojô (et notamment dans la caféteria ou dans les vestiaires) :
Il est strictement interdit :
- de crier, d'avoir des éclats de voix ou d’y tenir des propos vulgaires ;
- de consommer toute forme de drogue (tabac…) ;
- d’y répandre quelque produit de consommation que ce soit ;
- de procéder à une quelconque démonstration d’arts martiaux, au sens physique, ou de se battre ;
- de se déplacer à pieds nus.
Il convient donc, notamment, de :
- parler à voix normale et de soigner son langage en choisissant les termes usités ;
- ne pas salir ni perturber la sérénité du lieu lorsque, éventuellement, l'on prend un verre ou une collation ;
- n'exprimer ses points de vues que de façon orale et, quoiqu’il arrive, préserver la tranquillité d’esprit ;
- prévoir et chausser des zoori ou sandales propres (ne venant pas de l'extérieur).
L'étiquette des arts martiaux nous invite à bannir, quelques heures par semaines seulement, ces mauvaises habitudes auxquelles la société de consommation nous pousse.
Dans le Keikojô :
Il est strictement interdit :
- de faire du bruit sauf raison martiale valable (kiai…) ;
- d’introduire des aliments et d’en consommer ;
- d’introduire tout matériel étranger à la pratique ;
- d'entrer sans avoir ôté tout support avec lequel on a marché à l'extérieur de la surface de pratique ;
- d'y tenir des propos ou d'avoir toute activité à caractère commercial.
Il convient donc, notamment, de :
- parler à voix basse quand il est impossible de se faire comprendre autrement que par la parole ;
- d'éviter de sortir avant la fin de la séance sauf raisons impérieuses et avec l'accord du responsable ;
- laisser ses sac et effets personnels en dehors ;
- de s'aligner correctement lorsque l'on a pas reçu l'ordre d'effectuer un exercice ou une tâche précise.
Respecter l'ensemble de ces préceptes prend du temps et se fait plutôt naturellement, par essais et erreurs, que par une étude artificielle. Le plus ancien n'hésitera pas à vous faire une remarque si votre attitude n'est pas correcte. A vous de vous corriger…
Dans un art martial, corriger une façon d'être (p. ex.: bien s'aligner) est aussi important que corriger une façon de faire (p.ex.: bien réaliser une technique) car l'un mène a l'autre…
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Dans les cours d'arts martiaux classiques comme l'Aikidô (mardi, jeudi et samedi), le Karatedô (mercredi)… on s'aligne simplement du plus gradé (ceintures noire, marron, bleue…) au moins gradé (… verte, orange, jaune, blanche) et au sein de de chacun de ces grades, du plus au moins ancien.
Au cours de Ninjutsu (mercredi et dimanche), c'est un peu différent, raison pour laquelle nous avons conçu le schéma suivant :
Chaque alignement se doit d’être impeccable et, au sein d’un même titre, on se place du plus jeune, à gauche, au plus âgé, à droite. Les membres de la gent masculine cèdent les places de droite à leurs homologues féminines. Les débutants, sans titre, se placent à gauche des Genin.
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Quel que soit l'art pratiqué, au début de la pratique, on porte toujours un Keikogi blanc et une ceinture blanche. Cette période de relative ignorance des techniques martiales ne doit jamais être oubliée
Même un grand Maître doit toujours avoir une ceinture blanche dans ses valises et aborder tout entraînement avec la même humilité et la même candeur que celles qui l'habitaient à son premier cours !

