Japan ASBL

香取神道流 (katori Shintō Ryū), l’Histoire

 

Exercice de prise de contrôle avec rôle crucial du centrage de la main droite :

 


Ci-dessous, exercice parade-attaque au niveau tête :


Ci-dessous, exercice parade-attaque au niveau do (faiblesse de l’armure samurai située à hauteur de la hanche) :

 

 


Ci-dessous, une erreur très fréquente en Do uke : décrire un large demi-cercle au lieu de positionner son sabre de façon directe.


Ci-dessous, exercice d’attaque-parade niveau haut :


Ci-dessous, exercice d’attaque-parade niveau bas :

 

 

Quelques photos :

 

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Le KŌBUDŌ Tenshin Shoden Katori Shintō Ryū est un art de combat médiéval créé au 15ème siècle et pratiqué depuis lors par les samurai.

Le IAIDŌ est une voie martiale de maîtrise extrême et d’intériorisation par la pratique du sabre japonais (iaitō/katana).

Reconnu Trésor National au Japon, l’école de sabre Tenshin Shoden Katori Shintō Ryū existe depuis près de six siècles.  Dans cette école, chaque technique, chaque geste a une raison martiale relative à l’armure que portaient les samurai et/ou à une balance avantage-désavantage tactique ou stratégique lors des duels ou combats d’armées médiévaux japonais.  La technique y a été affinée comme jamais en Occident.  Non handicapé par une armure et une épée lourdes, le samurai qui pratiquait cet école serait certainement venu à bout de plusieurs de nos chevaliers du Moyen-Âge.

 

Il reprend notamment la pratique des armes suivantes :

le bōkken ou bōkutō (sabre en bois) : kenjutsu,

sa version en alliage métallique non affûtée l’Iaitō : iaijutsu,

le bō (bâton de la taille du pratiquant) : bōjutsu,

la naginata (hallebarde japonaise) : naginatajutsu,

le kodachi (petit sabre accompagnant le grand) : shōtōjutsu & ryōtōjutsu,

le Yari (la lance) : sōjutsu.

 

 

L’iaijutsu est la technique guerrière d’utilisation du célèbre sabre japonais : le katana.  Il s’agît, pour le samurai qui avait le droit de le porter, de pousser son sabre hors de son fourreau afin d’exécuter ou de neutraliser (c-à-d. blesser gravement ce qui, à l’époque, revenait à tuer en différé) l’adversaire surgissant de toute part dans un unique premier geste puis, devant l’insistance de son agression, lui donner le coup de grâce.

L’iaidō est historiquement le successeur de l’iaijutsu mais en utilisant un iaitō (sabre en alliage non affûté) et dans l’idée non plus de trancher un adversaire sur le champ de bataille ou en duel, mais de développer des qualités fondamentales pour la vie de tous les jours (calme intérieur, remise en question, détermination…) en effectuant, seul dans le vide, les mêmes gestes lourds de sens mais purgés de toute intention (émotion, volonté de tuer…).  Dans ces conditions, effectuer un kata de iaidō doit un peu se ressentir comme se recueillir au chevêt d’une personne décédée…

 

Dans les deux pratiques du sabre, il y a recherche du geste parfait, c’est la finalité qui diffère :

– dans le iaijutsu de la Tenshin Shoden Katori Shintō Ryū (que nous pratiquons au sein de J.A.P.An asbl), les critères d’exécution correspondent tous à des raisons martiales valables et compréhensibles (pour qui a un peu l’esprit guerrier) sur lesquelles de pratiquant peut toujours retomber de façon logique, claire et précise.  Cela donne à l’art du sabre que nous avons choisi une très grande cohérence.  Cohérence largement confirmée par la pratique des autres armes de la même école : que l’on ait en main un sabre, deux sabres, un bâton, une hallebarde, une lance… les mêmes principes reviennent.
– si certains styles de iaidō ont conservé des principes martiaux anciens comme Hōki Ryū, d’autres écoles comme le Seitei ont été fabriquées au départ d’une série d’écoles de sabre par consensus entre les maîtres qui les représentaient.  Le style Seitei (on ne peut plus vraiment parler d’école au sens historique) comporte des détails dits « techniques » qui sont en fait des éléments artificiellement pratiqués non pour une raison martiale mais pour le fait de respecter la consigne demandée.  Un authentique samurai y perdrait un peu son latin (par exemple, le dégainer du sabre y est relativement lent) mais cela a l’avantage de servir de mode de communication entre les pratiquants modernes de différentes écoles qui y retrouvent chacun un peu de leur façon de faire.

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