Japan ASBL

Devoirs et Droits

The Importance of Being Earnest (O. Wilde)

Vers 心 (shin), le mental — Vers 体 (tai), le corps — Vers 技 (gi), la technique

Du contexte :

Il faut bien comprendre qu’en venant vous entraîner, vous serez considéré comme un élève et non (mal)traité comme un client.

Un élève a des obligations (payer sa cotisation, venir aux cours autant que possible, se plier à la discipline, être au service du groupe, soigner sa tenue…) et de ces devoirs, lorsqu’il les remplit, découlent des droits : bénéficier de notre meilleur enseignement, de corrections personnalisées et d’opportunités de progression introuvables ailleurs.

La cotisation est une façon de participer au fonctionnement de l’asbl, la présence au cours en est une deuxième et le fait de rendre de menu services est une troisième façon d’aider l’asbl. Il y en a encore d’autres…

Notre Sensei paie sa cotisation comme tout le monde car il participe, comme tout le monde, au bon fonctionnement de l’asbl par ce biais et par une multitude d’autres (donner cours, s’occuper de l’administration…) On peut considérer que le Sensei est celui qui paie le plus, de sa personne comme de ses deniers, pour faire tourner notre école d’arts martiaux.

Le paiement de votre cotisation donc n’a rien à voir avec « l’achat des cours » : nos cours ne sont pas à vendre. Nous ne sommes pas une société commerciale de fitness. C Chez nous, jamais vous ne serez traité(e) comme un client ! Cela voudrait dire que nous serions de vulgaires marchands. De même, pour nous, vous traiter de « client » serait une insulte !

En effet, depuis l’avènement de l’économie libéralisée, les prix d’achat sont toujours surfaits et sans rapport avec la valeur réelle et matérielle de la vente. Si vous n’achetez pas au coût de revient du marchand (ce qui est le cas de 99,9 % des ventes), vous êtes forcément victime d’une tromperie. Sans compter les besoins provoqués par le marketing qui ne sont qu’une version légale d’escroquerie.

Moralité : Il ne rime à rien de se faire arnaquer puis de revendiquer naïvement des droits de client-roi sur la fraude dont vous êtes la victime et, par-dessus le marché, auprès du malhonnête qui vous a roulé. Il risque bien de vous rouler une fois de plus avec une soi-disant garantie complémentaire ou un remplacement à l’identique (ce qui ne change rien à votre perte) puisque, autre escroquerie, faire réparer son bien est devenu quasi impossible…

Bien entendu, nous devons nous adapter à la société de consommation et ne pas vivre dans notre petit monde. Mais être conscient de ce qui précède est fondamental. Il n’y a pas, comme avec la plupart des biens technologiques de nos jours, d’obsolescence programmée !! Les arts que nous enseignons était valables dans le passé et que vous les pratiquiez aujourd’hui ou demain ils seront toujours valables (mais si vous venez demain, vous aurez juste perdu du temps !) Les principes fondateurs des arts martiaux existent depuis la nuit des temps et resteront valables pour des siècles et des siècles…

Des bonnes manières :

Nous effectuerons ici des rappels qui seront utiles au débutant et aux personnes pratiquant des sports (de combat notamment). Le pratiquant d’arts martiaux japonais déjà expérimenté trouvera ces rappels un peu triviaux mais malgré tout utiles car les principes généraux de l’étiquette sont toujours bons à rappeler.

Il est crucial de se rendre compte que les arts martiaux ignorent la mode qui consiste à éviter ou dénigrer les règles de vie les plus élémentaires au nom d’une fausse idée de la liberté. Le bien collectif est une considération qui surpasse la liberté individuelle et la seconde peut être sacrifiée pour assurer le premier.

Si vous n’êtes pas d’accord avec ces principes, ce n’est pas la peine d’aller pas plus loin : l’étiquette des arts martiaux vous semblera rétrograde et allant contre votre personnalité. Bien entendu, considérons d’abord le fait que s’imposer une stricte discipline pendant 2 ou 3 heures par semaine ne fera pas de vous un robot ni ne vous embrigadera dans une secte !

Les dernières méthodes de marketing de notre société de consommation – qui vous poussent à acheter à tout prix – sont bien plus liberticides que les principes de bon sens séculaire repris ci-dessous.

En société, être libre, ce n’est pas vivre sans contrainte. C’est se ménager la possibilité d’atteindre ses objectifs tout en respectant la liberté des autres…

Définitions :

D’abord, il convient de nommer avec précision :

Dōjō : l’entièreté du bâtiment qui abrite notamment la salle d’entraînement (Keikojō), les vestiaires, etc.

Keikojō : lieu de la pratique proprement dite où la surface peut être recouverte de tatami, de parquet ou autre. Quoi qu’il en soit, on y est à pieds nus.

C’est dans le Keikojō que la discipline est la plus serrée tandis que le reste du Dōjō peut voir la pression martiale se relâcher quelque peu. Une pression sociale reste néanmoins en permanence de rigueur et, dans le doute, faites ce qu’un japonais ferait : s’abstenir plutōt que de « tester le tabou ou l’interdit » par immaturité.

Toutefois, pour satisfaire notre penchant Occidental trop cartésien, vous trouverez ci-dessous un « découpage » (forcément redondant) des « zones » du Dōjō et de ce qu’il convient d’y faire ou de ce qui y est proscrit.

Pratiquer un art martial est et doit rester un loisir ou les concessions sont librement consenties. Les règles ne sont pas faites pour vous empêcher d’aller et venir, elles sont faites pour vous inviter à voyager en vous-même.

Il y a tenue et il y a TENUE, celle-ci est en est une :

Dans le Dōjō & le Keikojō de façon générale :

Il est strictement interdit de se dévêtir sans raison impérieuse en dehors des vestiaires.

Il convient donc d’être correctement habillé en permanence que ce soit en civil ou en keikogi (ceinture nouée, veste fermée).

En dehors du Keikojō (et notamment dans la cafétéria ou dans les vestiaires) :

Il est strictement interdit :

– de crier, d’avoir des éclats de voix ou d’y tenir des propos vulgaires ;

– de consommer toute forme de drogue (tabac…) ;

– d’y répandre quelque produit de consommation que ce soit ;

– de procéder à une quelconque démonstration d’arts martiaux, au sens physique, ou de se battre ;

– de se déplacer à pieds nus.

Il convient donc, notamment, de :

– parler à voix normale et de soigner son langage en choisissant les termes usités ;

– ne pas salir ni perturber la sérénité du lieu lorsque, éventuellement, l’on prend un verre ou une collation ;

– n’exprimer ses points de vues que de façon orale et, quoiqu’il arrive, préserver la tranquillité d’esprit ;

– prévoir et chausser des zoori ou sandales propres (ne venant pas de l’extérieur).

L’étiquette des arts martiaux nous invite à bannir, quelques heures par semaines seulement, ces mauvaises habitudes auxquelles la société de consommation nous pousse.

Le comportement : 1er critère d’évaluation de tout Sensei :

Dans le Keikojō :

Il est strictement interdit :

– de faire du bruit sauf raison martiale valable (kiai…) ;

– d’introduire des aliments et d’en consommer ;

– d’introduire tout matériel étranger à la pratique ;

– d’entrer sans avoir ôté tout support avec lequel on a marché à l’extérieur de la surface de pratique ;

– d’y tenir des propos ou d’avoir toute activité à caractère commercial.

Il convient donc, notamment, de :

– parler à voix basse quand il est impossible de se faire comprendre autrement que par la parole ;

– d’éviter de sortir avant la fin de la séance sauf raisons impérieuses et avec l’accord du responsable ;

– laisser ses sac et effets personnels en dehors ;

– de s’aligner correctement lorsque l’on a pas reçu l’ordre d’effectuer un exercice ou une tâche précise.

Respecter l’ensemble de ces préceptes prend du temps et se fait plutōt naturellement, par essais et erreurs, que par une étude artificielle. Le plus ancien n’hésitera pas à vous faire une remarque si votre attitude n’est pas correcte. A vous de vous corriger…

Dans un art martial, corriger une façon d’être (p. ex.: bien s’aligner) est aussi important que corriger une façon de faire (p.ex.: bien réaliser une technique) car l’un mène a l’autre…

 

 

 

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in memoriam Jean-Michel HARTE, Shihandai 6° dan Aikidō


En tant qu’Université des Arts Martiaux délivrant des diplômes reconnus au Japon, notre premier devoir est de vous encadrer avec la meilleure combinaison de compétences.

Notre Sensei est Robert Gricha DEJARDIN-SAFARIAN, fondateur de J.A.P.An asbl et Recteur de l’Université Shūninkai des Arts Martiaux.  Patient mais rigoureux, DNBK Belgium Shibu National Coordinator depuis 2018, il a axé son cursus personnel et universitaire sur l’enseignement des arts martiaux aux adultes et enfants.  Il fait désormais autorité en termes de :

1 – préparation de la condition physique (Lic. Éducation physique de la Fac. de médecine de Liège 2001) ;

Rem. : le Licencié en Éducation physique est jumeau du Lic. en Kinésithérapie mais est spécialiste des sciences médicales et méthodes d’entraînement au lieu des sciences médicales et soins du Kiné.

2 – découverte de la civilisation japonaise (diplôme universitaire en Orientalisme spécialité Japon 2004) ;

3 – conseil sur les critères légaux de la légitime défense (formation professionnelle en Droit Pénal 2006) ;

4 – haut niveau technique reconnu jusqu’au Japon (Renshi Jūjutsu 2009 et Shidōin Iaidō 2016) ;

5 – management des tâches (Dirigeant Sportif niv. 1 ADEPS 2003) et leadership d’équipe (décoration remise en 2016 en présence de Son Altesse Impériale la princesse Akiko de Mikasa).

Sa politique a toujours été l’exigence tant physique qu’intellectuelle pendant les cours mais aussi des cotisations très accessibles.

D’une part, ses expériences d’assistant puis d’enseignant lui confirment que la compétition est un non-sens dès qu’il s’agit de disciplines historiquement martiales.  D’autre part, il n’a pu que constater les ravages de la démission de l’Autorité pédagogique issue des années baba cool : « Depuis une trentaine d’années, il est devenu criminel d’imposer (sans pour autant étouffer toute initiative) de sages limites et des punitions physiques (lorsqu’on franchit sciemment ces mêmes limites).  Brouiller les codes de la hiérarchie, interdire mémorisation pure, supprimer devoirs et punitions appropriées a produit une génération d’enfants-rois se référant à des sources non fiables (Internet plutôt que leurs parents et enseignants) et ne découvrant la vraie société (non numérique) qu’en cours de puberté, donc forcément dangereusement.  Revenir à la raison et penser à l’avenir de nos jeunes, il nous faut ! « 

修忍会 日本武道大学

 

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Au Japon, les arts martiaux sont un bien culturel à préserver ;
En Europe, c’est une façon de se dépenser en apprenant à se défendre ;
Réunir ces deux perspectives est notre première raison d’être !

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