Japan ASBL

体 (tai), le corps

Les hommes s'usent par le travail et s'usent plus vite encore par l'inaction et la mollesse ... (A. Rendu)

On ne peut construire sur du sable…  Pourtant, certains débutants s’étonnent que nous fassions des échauffements de (re)mise en condition physique dont l’intensité croît à mesure que l’année avance !

La ceinture noire doit rester pour tous une étape phare qui n’est pas si éloignée qu’il n’y semble a priori pour peu que l’on se donne un peu de persévérance (5 ans de pratique en moyenne… ce n’est pas long du tout !).  Elle peut même être une source de motivation sauf si l’on en fait un objectif final en soi (la ceinture noire ce n’est pas « déjà bien », c’est au contraire le début de la vraie aventure !!!).

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Toutes les qualités physiques de base doivent être à un niveau minimum si l’on compte, un jour, pouvoir pratiquer les arts martiaux à un niveau de ceinture noire. Ces qualités physiques de base (assorties de conseils propres aux arts martiaux) sont :

  • FORCE (à ne pas développer avec des poids et haltères trop lourds au risque de compromettre vitesse et souplesse)
  • SOUPLESSE (à ne pas travailler ni à froid ni de façon saccadée au risque de se blesser pour longtemps et perdre les acquis dans les deux autres qualités de base)
  • VITESSE (à entraîner selon certains critères techniques et à la suite des deux autres qualités pour une harmonie d’ensemble)

A ce trio interdépendant, on peut ajouter les qualités physiques secondaires :

  • PSYCHOMOTRICITÉ (si les trois premières qualités sont presque innées, une bonne progression physique et une intégration sociale correcte dépendent de cette qualité qui va de la différenciation gauche-droite à des exercices toujours plus fins et coordonnés)
  • RÉSISTANCE (ou capacité anaérobie lactique qui peut être locale – groupe musculaire travaillé à satiété – ou générale – « sprint » de 400 mètres par ex.)
  • ENDURANCE (ou puissance aérobie – ou VO²max – lorsque l’on parle de courte durée – typiquement, la course de 1500 mètres – ou capacité aérobie lorsque l’on parle de longue durée – course de plus de 45 minutes, temps minimum pour mobiliser significativement ses réserves de graisse – voire de très longue durée – une à plusieurs heures comme lors d’un marathon)
  • EXPLOSIVITÉ (néologisme des préparateurs physiques dont nous sommes et qui combine la vitesse de réaction à un stimulus et la mise en oeuvre immédiate d’une habileté définie, ex. : le départ en sprint en athlétisme)

Pompages...

Enfin, il y a les qualités physiques tertiaires que l’on appelle plus communément les « habiletés motrices » propre à une activité physique particulière (le smash en volleyball, le shot en basketball ou en handball, le salto en gymnastique, la brasse sportive en natation…).

Ici, il s’agit en permanence de concilier efficacité du geste et risque traumatologique.  La compétition pousse à favoriser la première de ce deux considérations au détriment de la seconde.  C’est une raison de plus pour rejeter le principe de compétition et permettre à chacun de faire intelligemment SON maximum (et lorsque l’on fait son maximum, on ne peut perdre la face).

 

Notre Recteur est Licencié en Éducation physique de la Faculté de Médecine de l’Université de Liège et, en cette qualité, il a pratiqué toutes les activités physiques citées sur cette page pendant au moins un an et demi chacune.

Comme un kinésithérapeute est spécialisé dans les soins, lui est spécialisé dans les sciences de l’entraînement (il a suivi les mêmes cours que des médecins lors de leur orientation vers la médecine du sport).

Ainsi, il programme et planifie des entraînements aux arts martiaux (dont l’échauffement est une part indissociable) qui permettent au groupe de progresser selon deux niveau : le niveau débutant et le niveau avancé.

 

Les principes de variation de la charge d’entraînement (que l’on définit comme W = T x I²) au cours des microcycles d’entraînement (1 semaine) et d’augmentation de cette charge W d’un macrocycle (1 mois) à l’autre sont respectés.

 

L’échauffement des débutants (auquel participent également les avancés) est donné collectivement avec une recherche d’harmonie entre tous : tous effectuent les mêmes mouvement d’échauffement simultanément.

L’échauffement des anciens (ou avancés) est toujours collectif mais sous forme d’un parcours d’exercices avec une recherche d’intensité individuelle pour que chacun puisse également travailler à son niveau.

 

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