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De façon matérielle, par Dôjô, on comprend l'ensemble d'un bâtiment voire également ses environs. Il est donc, en réalité, composé de plusieurs parties :
- Un mur d'enceinte ;
- Un portique d'entrée précédé d'une petite fontaine d'ablution ;
- Un hall d'entrée où l'on dépose ses chaussures d'extérieur ;
- Des lieux de commodité (vestiaires, douches, toilettes voire cuisine) ;
- Une surface d'entraînement le plus souvent recouverte de tatami et/ou de parquet ;
- Divers rangements intégrés de façon esthétique, pièces de stockage et patios ;
- Un jardin visible depuis la surface d'entraînement.
Le tout est dûment codifié en termes de méthode d'édification, orientation, proportions, perspectives, usage de matériaux exclusivement naturels…
L'ambiance qui règne en permanence dans le Dôjô est emprunte de sérénité et de vigilance. Ce n'est pas une église, mais on y échange, à voix basse, le moins de mots possible et on y suit fidèlement et sans commentaire l'enseignement du responsable présent (=Sensei ou Sempai). L'étiquette et l'alignement, d'inspiration Confucianiste, y sont de rigueur (voir aussi notre page "étiquette" à ce sujet).
Un jour, un Maître du Bouddhisme Zen a dit que si l'on accumule suffisamment de temps de recueillement dans un Dôjô authentique, on finit par profiter l'énergie des générations de pratiquants qui nous ont précédé ! …A bon entendeur…
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De nos jours, la gestion d'un Dôjô (ou d'une salle sportive qui en fait office) impose malheureusement une rentabilité minimale qu'il n'est pas question de transformer en vile et anti-martiale ambition marchande. Corollairement, rares sont devenus les Dôjô propres à une seule école. Plusieurs "clubs" fréquentent la même salle voire se croisent, s'échangeant les politesses de rigueur conforme à l'Etiquette commune.
En raison de cette fréquentation multiple, la préparation du lieu d'entraînement, censée fait partie de l'aménagement permanent, est à effectuer au début de chaque cours.
Avec un minimum d'habitude, celle-ci devrait prendre moins de 3 minutes. Ainsi, le plus ancien des élèves (ou le Professeur lui-même lorsqu'il n'y a que des débutants) prend en charge les autres pratiquants pour arranger :
- Au Shinza : calligraphie, bouquet de fleurs blanches, portrait du maître de référence, ratelier d'armes et offrandes aux kamis (le tout à même le sol, sur une table ou d'autres supports le cas échéant).
- Au Shimoza : divers supports pédagogiques et pratiques pour la tenue du cours (horloge, listes mnémotechniques, photos et noms des techniques…)
- Au sol : nettoyage s'il s'impose ou, à tout le moins, passage avec un tissu légèrement humide (+ désinfectant le cas échéant).
Pour d'autres considérations relatives au "Dôjô", rendez-vous au bas de cette page (voir aussi notre page "étiquette").
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Page en cours de reconstruction… voyez aussi la page "nos Activités" en attendant la fin de cette mise à jour.
Nous proposons plusieurs disciplines martiales japonaises :
Aikidô :
![]() Taijutsu - Kokyu hô - Suwari Waza
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![]() Tai jutsu - Yonkyô
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![]() Aikiken |
![]() Aikijô |
Karatedô :
![]() Taikyoku Shodan avec Bô |
![]() Taikyoku Shodan synchro |
![]() Kanku Dai au Budô Center à Kyôto |
Ninjutsu :
![]() Examen de Shodan en Jûjutsu à Bruxelles |
![]() Belle image symbolisant la souplesse et les attaquant multiples en Jûjutsu |
Arts Martiaux Educatifs :
Photos à venir …
Psychomotricité martiale :
Photos à venir …
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Le Dôjô :
Tantôt simple salle de sport dont l'enseignant est bien forcé de se contenter, tantôt (mais bien plus rare) superbe petit coin de Japon reconstitué dans les règles de l'art par un passionné qui a accepté d'en payer le prix, le Dôjô prend les formes les plus diverses et improbables (…peu importe le flacon…), désignant avant tout l'endroit où l'on se rassemble pour pratiquer.
Le Dôjô que nous occupons est une salle totalement rénovée en 2011, de bon volume (plafonds à 5 mètres) et de surface appréciable (144 m² de tatami possibles).
Elle est dotée de 3 vestiaires (filles, garçon, profs) et de toutes les commodités nécessaires (WC, douches, balcon d'observation…).
C'est suite au MOIS JAPONAIS organisé à Angleur par J.A.P.An asbl en 2004, avec le soutien de l'Ambassade du Japon à Bruxelles et de la Communauté Française de Belgique, que naît l'idée de réaffecter un ancien bâtiment public en Dôjô.
Il nous faudra pourtant attendre 7 ans pour voir les travaux se terminer… Banzai ! Banzai ! Banzai !
Cela signifie que l'on souhaite 10 000 (ban) ans (zai) de vie à ce Dôjô !
Adresse : rue des Coudriers n°5 à 4031 Liège – Angleur.
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Nous avons nommé l'endroit "Awase Dôjô" en mémoire du nom qu'avait pensé lui donner notre regretté Jean-Michel HARTE, Shihan Dai et 6°dan Aikidô de la DNBK.
En 2005, J-M. Harte demande à R. Dejardin (à l'époque son prof. de Naginata) pour ouvrir une section d'Aikidô au sein de la J.A.P.An asbl, ce que ce dernier accepte.
Après des débuts difficiles (comme pour toute activité d'arts martiaux en Belgique), la section de J-M. Harte, l'Awase Dôjô, prend son envol et rencontre plus de succès chaque année. Il faut dire que le cours d'Aikidô est d'une qualité rare et qu'il est agrémenté de pratique du Jô (bâton moyen) et du Tessen (éventail de guerre) qui le distingue nettement d'autres clubs.
J-M. Harte fait d'ailleurs écho au travail du Soke Chalmagne en développant, au Tessen, le travail des 5 éléments initié à Budô Collège (BXL) et pratiqué par le Soke avec le Jô uniquement.
En septembre 2010, suite à une cancer fulgurant et alors qu'il était pourtant proche d'une rémission, J-M. Harte décède inopinément.
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L'important dans un Dôjô est évidemment la qualité de l'enseignement (voir notre page "équipe arts martiaux" à ce sujet) qui y est dispensé et le respect, par l'ensemble de ceux qui y pratiquent, de l'esprit de la tradition japonaise propre à chaque art auquel il peut être dédié.
L'esprit cartésien occidental est pour ainsi dire impropre à interpréter correctement la signification des Kanji (caractères d'origine chinoise mais utilisés par la culture japonaise depuis des siècles) qui composent le terme "Dôjô". En effet, à partir de ses deux caractères Kanji, on distingue trois concepts.
A ce stade déjà, il y a un pas d'ouverture en direction de l'Extrême-Orient qu'il faut franchir et sans lequel les définitions qui suivent ne vous satisferont sans doute pas…
Vous avez fait ce pas ? Tant mieux, continuons !
Les deux caractères et trois concepts sont les suivants :
1er caractère : "Dô" correspond au concept de Voie au sens de l'éveil mental et de l'élévation collective. Autrement dit, il s'agit de l'implication personnelle dans une étude développée par un groupe. Le kanji "Dô" représente (avec un peu d'imagination et de références sémantiques) une tête et, juste à côté, un chemin qu'il convient d'emprunter. La philosophie Taoïste imprègne ce terme. Au Japon, les voies d'à peu près tous les arts peuvent se targuer de disposer de lieux de pratique (Dôjô).
En ce qui nous concerne, nous parlons des pratiques – et donc des voies – martiales (Budô).
2ème caractère : Jô correspond au concept d'élévation au sens figuré du Shintoïsme c'est à dire un endroit où l'on peut sentir émaner une énergie constructive pour l'Homme et l'Univers. Par glissement de sens historique, ce lieu où s'élèvent les choses prend le sens de lieu qui s'élève devant nous, au sens premier, ce qui correspond au (3ème) concept de "bâtiment".
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