Japan ASBL

Nos horaires de cours

Quelque soit l’art martial enseigné,c’est le même état d’esprit qui domine l’ensemble de nos cours :

Un art martial doit apporter CONFIANCE dans sa technique, RENFORCEMENT du corps et SÉRÉNITÉ à l’esprit.

Mais s’il fallait expliquer ce que l’on fait lors d’un cours d’arts martiaux japonais : C’est courir, frapper, parer, esquiver, projeter, tomber (sans se faire mal), se relever (surtout mentalement)… et encore :

 

  • C’est une façon d’être et NON DE LA SEULE SELF-DEFENSE.

On peut vite apprendre à frapper les points faibles et blesser gravement un agresseur… mais s’agissait-il bien d’un agresseur ? Il faut des années pour développer sa lucidité en situation réelle et la proportionnalité de sa réponse que le Juge estimera… Comment se défendre en cas d’agression est donc une préoccupation tout-à-fait insuffisante : bien plus intéressant est d’apprendre à être vigilant sans fixer son esprit sur une intention particulière. Pour cela, il faut être certain d’avoir ôté ses œillères dans un monde de moins en moins connecté à la réalité. Il faut vivre l’expérience de beaucoup de situations grâce à différents arts maritaux et exercices en extérieur (que nous organisons). Et puis, vous l’avez compris, il faut du temps.

 

  • C’est un art, il n’y a PAS DE COMPÉTITION.

La compétition se braque sur certains paramètres pour déterminer un gagnant et d’innombrables perdants. Dans un art, c’est sans objet : vous pouvez comparer différents aspects d’un concerto de Bach et d’un opéra de Berlioz mais pas décider platement quelle est la meilleure des deux œuvres. Nous ne comparons pas pour savoir qui est meilleur mais pour savoir comment allier les apports de chacun.

 

  • C’est un art martial, PAS UN SPORT DE COMBAT.

Dans un sport de combat, les règles interdisent certaines options d’attaque et de défense, ce qui en supprime le caractère martial. Ces règles se reposent sur une égalité (illusoire !) de départ entre deux (pourquoi seulement deux ?) concurrents. On remarque enfin que les positions des combattants y sont plutôt irréalistes (les boxeurs obstruent leur vision périphérique avec leurs gants, les judoka sont penchés en avant, les taekwondoka sautillent sur leur jambe arrière…).

Toutes ces limitations n’existent pas dans la réalité. C’est pour cela que NOUS NE RECONNAISSONS PAS LES CHAMPIONS.  Tout champion vit aux dépens de celui qui a accepté qui le reconnaît comme tel…

Le principe même du champion signifie un manque total de distinction puisque, pour être champion, l’on doit avoir fait perdre la face à tous les autres. D’où l’invention de médailles, podium, coupes, etc. pour maintenir la foi en ce système auto-entretenu.

Un art martial est JUSTEMENT une façon de SE CONNECTER à la réalité (plutôt qu’à son smartphone, par exemple). Ainsi, on ne compte pas son dû, chacun fait SON propre maximum. Et quand on a le courage de se confronter totalement à soi-même, on ne peut perdre la face.  On comprend mieux pourquoi notre asbl propose arts martiaux et activités de sport-aventure : l’état d’esprit nécessaire à aborder la difficulté est le même !

 

  • C’est un art martial japonais, PAS CORÉEN NI VIETNAMIEN NI CHINOIS (quoique)

Visuellement parlant, les arts japonais sont plus sobres et plus minutieux que leurs voisins asiatiques mais ils sont aussi plus parachevés et disciplinés que les arts de combat médiévaux occidentaux (pour ce qu’on en a retrouvé). Les origines et la pérennité de nos arts sont donc honorés à la japonaise : en en préservant les principes, parfois même les gestes et cérémonials à la base shintoïstes et/ou bouddhistes voire confucianistes. Nous parcourons ainsi la culture, l’histoire, les philosophies voire la langue du Japon au gré des cours, ce qui permet de comprendre le passé, le présent et la signification des choses.

Yabusame

Photo prise le 3 mai 2016 au Shimo Gamo Jinja de Kyoto :

Nous ne pratiquons pas le tir à l’arc à cheval mais l’état d’esprit de ce cavalier, à cet instant, est celui que nous décrivons.

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