Japan ASBL

Questions fréquentes

La demi-ignorance est pire que l'ignorance - Proverbe grec

 

N°1. FAUT-IL AVOIR DÉJÀ FAIT DES ARTS MARTIAUX POUR COMMENCER ? FAUT-IL PAYER POUR ESSAYER ?

Réponses : non et non. Les débutants complets (tout comme les moins débutants, d’ailleurs) sont les bienvenus ! Vous avez 2 semaines d’essai gratuit ! (15 jours calendrier à partir de la date du formulaire-décharge signé dans l’attente de votre certificat médical d’aptitude) Si le cours vous plaît, l’ambiance vous plaît et le Sensei vous plaît, c’est bingo ! Sinon, vous êtes libre comme l’air !

 

N°2. PEUT-ON COMMENCER QUAND ON VEUT ? (1. À QUEL MOMENT DE L’ANNÉE ET 2. À QUEL ÂGE)

Réponse 1 : Les inscriptions se font pendant toute l’année !

Rem. : En début d’année, il y a beaucoup de débutants, donc les cours sont axés sur eux.

Réponse 2 : Dès 5 ans et jusqu’à 105 ans (pour les disciplines à faible intensité physique). Si vous avez fait du sport régulièrement toute votre vie, vous tiendrez le coup, même à 50 ans passés.

Rem. : Un enfant n’est pas l’autre : selon son âge et sa rigueur personnelle, nous déterminerons ensemble le ou les cours à suivre.

 

N°3. INTENSITÉ PHYSIQUE : J’AI FAIT PEU DE SPORT DANS MA VIE. C’EST GRAVE ? / J’AI DES SOUCIS MÉDICAUX, PUIS-JE QUAND MÊME PRATIQUER ?

Oui, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Un adulte n’est pas l’autre non plus !

Si vous êtes plutôt sédentaire (moins de 5 heures de sport par semaine en moyenne), vous aurez du mal à suivre en Karatedo, Jujutsu et Ninjutsu. Nous adaptons toutefois l’intensité du cours au public présent en début d’année (septembre-octobre) puis nous montons en puissance jusqu’au mois de mai. Des disciplines comme l’Iaido (sabre), le Kobudo (armes) et l’Aikido sont plus abordables sur le plan physique mais sont plus techniques.

 

N°4 COMMENT SE PRÉSENTER POUR ESSAYER UN ENTRAÎNEMENT ?

Réponse : 15 minutes avant l’heure, avec un T-shirt sobre, un pantalon souple (training, legging… PAS DE SHORT), cheveux attachés ou courts, les mains et pieds nus aux ongles taillés, hygiène corporelle impeccable, esprit du débutant.

 

N°5 ON PEUT REGARDER D’ABORD ?

Réponse : bien sûr, il y a toujours vue sur la salle (attention nous avons 2 salles différentes, une pour le mercredi et une pour le dimanche) et des chaises sont même à disposition.

 

N°6 COMBIEN ÇA COÛTE ?

Réponse : si le cours vous plaît, le groupe et le Sensei vous plaisent, les horaires vous permettent de suivre sérieusement les cours, nous regarderons ensemble les cotisations et documents à remplir pour s’inscrire.  Comptez minimum 200 € à 250 € de cotisation annuelle et 50 € de matériel pour débuter.

 

N°7 SI VOUS NE FAITES PAS DE COMPÉTITION, QUEL EST LE BUT ?

Si vous ne vous posez pas la question ci-dessus, c’est que vous êtes déjà un peu en phase avec notre philosophie : nous ne prônons de culte ni de l’argent, ni de l’heure ni de la compétition. La pratique des arts martiaux est avant tout un bienfait pour le corps et l’esprit mais aussi une démarche d’ordre culturel et historique.

Si vous vous posez la question ci-dessus, sachez que le plus important est l’état d’esprit qui vous anime : une mentalité qui consiste à toujours tâcher :
1) de se comporter avec courtoisie envers les personnes et respect envers les Traditions,
2) de prêter son aide quand les circonstances le requièrent,
3) d’être à sa place (nous sommes allergiques aux donneurs de leçon mais nous vous confierons des responsabilités à partir d’une certaine ancienneté).

Quelque soit l’art martial enseigné, c’est le même état d’esprit qui domine l’ensemble de nos cours :

Un art martial doit apporter CONFIANCE dans sa technique, RENFORCEMENT du corps et SÉRÉNITÉ à l’esprit.

Mais s’il fallait expliquer ce que l’on fait lors d’un cours d’arts martiaux japonais :

C’est courir, frapper, parer, esquiver, projeter, tomber (sans se faire mal), se relever (surtout mentalement)… et encore :

 

  • C’est une façon d’être et NON DE LA SEULE SELF-DEFENSE.

On peut vite apprendre à frapper les points faibles et blesser gravement un agresseur… mais s’agissait-il bien d’un agresseur ? Il faut des années pour développer sa lucidité en situation réelle et la proportionnalité de sa réponse que le Juge estimera… Comment se défendre en cas d’agression est donc une préoccupation tout-à-fait insuffisante : bien plus intéressant est d’apprendre à être vigilant sans fixer son esprit sur une intention particulière. Pour cela, il faut être certain d’avoir ôté ses œillères dans un monde de moins en moins connecté à la réalité. Il faut vivre l’expérience de beaucoup de situations grâce à différents arts maritaux et exercices en extérieur (que nous organisons). Et puis, vous l’avez compris, il faut du temps.

 

  • C’est un art, il n’y a PAS DE COMPÉTITION.

La compétition se braque sur certains paramètres pour déterminer un gagnant et d’innombrables perdants. Dans un art, c’est sans objet : vous pouvez comparer différents aspects d’un concerto de Bach et d’un opéra de Berlioz mais pas décider platement quelle est la meilleure des deux œuvres. Nous ne comparons pas pour savoir qui est meilleur mais pour savoir comment allier les apports de chacun.

 

  • C’est un art martial, PAS UN SPORT DE COMBAT.

Dans un sport de combat, les règles interdisent certaines options d’attaque et de défense, ce qui en supprime le caractère martial. Ces règles se reposent sur une égalité (illusoire !) de départ entre deux (pourquoi seulement deux ?) concurrents. On remarque enfin que les positions des combattants y sont plutôt irréalistes (les boxeurs obstruent leur vision périphérique avec leurs gants, les judoka sont penchés en avant, les taekwondoka sautillent sur leur jambe arrière…).

Toutes ces limitations n’existent pas dans la réalité. C’est pour cela que NOUS NE RECONNAISSONS PAS LES CHAMPIONS.  Tout champion vit aux dépens de celui qui a accepté qui le reconnaît comme tel…

Le principe même du champion signifie un manque total de distinction puisque, pour être champion, l’on doit avoir fait perdre la face à tous les autres. D’où l’invention de médailles, podium, coupes, etc. pour maintenir la foi en ce système auto-entretenu.

Un art martial est JUSTEMENT une façon de SE CONNECTER à la réalité (plutôt qu’à son smartphone, par exemple). Ainsi, on ne compte pas son dû, chacun fait SON propre maximum. Et quand on a le courage de se confronter totalement à soi-même, on ne peut perdre la face.  On comprend mieux pourquoi notre asbl propose arts martiaux et activités de sport-aventure : l’état d’esprit nécessaire à aborder la difficulté est le même !

 

  • C’est un art martial japonais, PAS CORÉEN NI VIETNAMIEN NI CHINOIS (quoique)

Visuellement parlant, les arts japonais sont plus sobres et plus minutieux que leurs voisins asiatiques mais ils sont aussi plus parachevés et disciplinés que les arts de combat médiévaux occidentaux (pour ce qu’on en a retrouvé). Les origines et la pérennité de nos arts sont donc honorés à la japonaise : en en préservant les principes, parfois même les gestes et cérémonials à la base shintoïstes et/ou bouddhistes voire confucianistes. Nous parcourons ainsi la culture, l’histoire, les philosophies voire la langue du Japon au gré des cours, ce qui permet de comprendre le passé, le présent et la signification des choses.

Yabusame

Photo prise le 3 mai 2016 au Shimo Gamo Jinja de Kyoto :

Nous ne pratiquons pas le tir à l’arc à cheval mais l’état d’esprit de ce cavalier, à cet instant, est celui que nous décrivons.

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